Plopsa veut créer un parc aquatique à Hannut

Hannut et Landen se sont associées pour un projet d’envergure, à savoir la construction d’une piscine municipale intégrée au sein d’un complexe aquatique. Pour ce faire, les deux communes ont besoin financièrement et techniquement d’un partenaire privé, elles ont donc prospecté différents constructeurs de piscines au Benelux. « Depuis plusieurs années, nous recontrons des groupes et visitons des dizaines de bassins nouvellement construits en Belgique, France, Hollande... Plusieurs constructeurs de piscines se montrent intéressés par notre projet, dont Plopsa mais ce n’est pas le seul », précise Manu Douette, bourgmestre de Hannut. « Je suis ravi que Plopsa montre un réel intérêt pour notre projet mais rien n’est encore décidé. Je préfère rester prudent car l’appel à projets n’est pas encore à l’ordre du jour... Nous sommes seulement en train d’élaborer le cahier des charges, qui devrait passer au conseil communal en avril ou mai. Alors seulement l’appel à concurrence sera lancé et les différents candidats pourront nous soumettre leur projet. Nous choisirons, avec Landen, lequel remportera le marché public, je l’espère pour fin d’année », explique-t-il. Parmi les contacts pris, d’autres aquaparcs que Plopsaqua se sont-ils manifestés (Aqualibi, Océade, Sunparks) ? « Non, reconnaît-il. Plopsa avait réagi quand nous avions organisé une conférence de presse avec Landen. Les autres contacts ont été pris par des constructeurs de piscines. Mais cela ne signifie pas que d’autres grosses infrastructures ne se manifesteront pas en temps voulu. » L’échéance 2020 évoquée par le cofondateur de Studio 100 semble plausible au bourgmestre hannutois. « Si le timing est bien suivi, on peut compter sur une ouverture en 2020, oui. »

(Plopsaqua)

A l’étroit dans ses 4 couloirs de piscine vieille de 45 ans, Hannut souhaite, comme Landen, un complexe flambant neuf pour le scolaire et les clubs, mais aussi attrayant touristiquement parlant. Il y aurait d’un côté du complexe aquatique, une partie publique avec un bassin de 25 mètres et 6 à 8 couloirs de 2 mètres de large et un bassin d’apprentissage de 10m sur 10 pour les tout petits jusque la deuxième année primaire ; et de l’autre côté, un aquaparc privé. Avec deux tarifs d’entrée donc. « Les modalités pratiques ne sont pas encore fixées, il faut voir ce que les promoteurs mettront sur la table, et comment articuler le mélange de public-privé. Nous souhaitons conserver un tarif raisonnable pour les bassins publics. » Les deux communes veulent en tout cas un parc aquatique à l’image de ce qui existe en Belgique, avec « des toboggans, une piscine à vagues, des pataugeoires... Pour cibler les différentes tranches d’âge ».

Le projet sera implanté en Wallonie, rue de Landen, sur le territoire hannutois mais équidistant des deux centres-villes. Un terrain de 2,5 hectares que la commune de Hannut a négocié avec les différents propriétaires. « Nous avons reçu une réponse écrite de leur part. Ils sont d’accord pour l’achat ou la cession des parcelles. » Une partie du terrain fait l’objet d’un achat direct et l’autre d’un échange de terres (agricoles).

(Les bourgmestres de Hannut et Landen, Manu Douette et Gino Debroux, le long de la rue de Landen. Crédit : JM)

800.000 euros par an

Quid du financement ? « Ce que nous savons, c’est ce que les deux communes peuvent injecter : 800.000 euros par an, à nous deux. Le reste, il faudra voir avec le promoteur. Si nous nous lancions seuls dans l’aventure, sans aquaparc, l’investissement se chiffrerait entre 1,2 et 1,5 million d’euros par an, sur 25 ans. Soit 10 à 12 millions d’euros, plus les frais de fonctionnement. D’où l’intérêt d’un partenariat public-privé, notamment au niveau de la mutualisation des frais de fonctionnement. » Aucun dossier de demande de subside n’a été rentré. « Le Plan piscine concerne les rénovations de bassins. Pour les nouvelles constructions, le subside est plafonné à 2,5 millions par structure. Nous n’avons pas sollicité de subvention car le projet étant à cheval sur deux régions linguistiques, cela complexifierait encore le dossier. »

Quand l’infrastructure ambitieuse sortira de terre, Hannut et Landen s’engagent à fermer respectivement leur bassin existant. « A Hannut, nous enregistrons une fréquentation de 120.000 entrées par an, dont 100.000 pour le scolaire. Landen pareillement, mais a un peu moins de scolaire et plus de nageurs individuels que nous. Avec le nouveau complexe, nous comptons sur 10 à 15 % d’augmentation, pour la partie publique. Pour la partie ludique privée, c’est au promoteur de l’estimer », conclut Manu Douette.

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