• Jean-Sébastien (40) laissé mort au sol par un chauffard en fuite

    L’accident a eu lieu dimanche, à 2h45, à Oreye.
    L’accident a eu lieu dimanche, à 2h45, à Oreye. - GSV

    L’accident est survenu dimanche, à 2h45 du matin, sur la chaussée romaine, à Grandville (Oreye), dans le sens Waremme-Oreye, à proximité de la chapelle de Notre-Dame de Bon Secours.

    Alors qu’il regagnait son domicile à Liège, Jean-Sébastien Haydan, 40 ans, a fait une chute à moto.

    Lorsque les secours de Hesbaye sont arrivés sur place, ils n’ont rien pu faire pour sauver le malheureux. Il avait déjà cessé de vivre. L’expert automobile est descendu sur place mais les circonstances de la chute doivent encore être éclaircies. Raison pour laquelle le Parquet de Liège a ordonné des devoirs d’enquête complémentaires, nous dit-on à la police de la zone Hesbaye appelée sur les lieux du drame.

    Selon le porte-parole du parquet de Liège, Catherine Collignon, la victime aurait été renversée par une voiture qui l’aurait ensuite traîné au sol sur près de 100 mètres. L’auteur aurait ensuite pris la fuite. L’enquête est en cours pour retrouver l’auteur de ce délit de fuite. Hier, lundi, il n’avait toujours pas été identifié.

    Un directeur très apprécié

    Infirmier psychiatrique de formation, Jean-Sébastien Haydan était directeur de maisons de repos. Pendant 7 ans, de 2012 à 2019, il a dirigé la Maison Dieu à Antheit (Wanze) où il n’a laissé que de bons souvenirs.

    Tous sont sous le choc de la triste nouvelle. Il laisse un grand vide. « C’était quelqu’un de très apprécié, à l’écoute du personnel, des familles et des résidents. Il avait le cœur sur la main même s’il savait aussi dire non », confie cette employée en larmes.

    Depuis 2019, par choix personnel, il avait repris la direction de la résidence Clair de Vie, à Glain, et de la Maison de repos Farnientane, à Fexhe-Slins.

    Mais il avait conservé un attachement pour la résidence d’Antheit. Lors du dernier Noël fêté à Antheit, il avait tenu à être présent pour le repas. « Pour les résidents, c’est dur. Nous leur avons appris la nouvelle ce dimanche », reprend l’employée.

    Le Liégeois était célibataire, sans enfant. Il avait une sœur. Son corps a été pris en charge par les pompes funèbres Besem, à Herstal où un dernier hommage lui sera rendu le vendredi 28 février, à 10h.

    Il sera ensuite inhumé au cimetière de Herve.

  • Nos conseils pour contrer le coronavirus: il se rapproche...

    Nos conseils pour contrer le coronavirus: il se rapproche...

    Quels sont les conseils pour éviter l’infection ?

    Le SPF Santé publique a édité une affiche rappelant les conseils sanitaires à suivre pour éviter le coronavirus Covid-19 ou la grippe saisonnière qui peuvent, dans les deux cas, mener au décès des personnes fragilisées. « Le premier et le plus important est de vous laver régulièrement les mains », insiste la porte-parole du SPF concerné. Sur les affiches envoyées aux communes et aux provinces belges, il y a encore ces conseils : « Utilisez toujours des mouchoirs en papier. Un mouchoir ne s’utilise qu’une seule fois. Jetez-le ensuite dans une poubelle fermée ». Couvrez-vous la bouche et le nez lorsque vous toussez et éternuez… et évitez les contacts étroits avec toute personne présentant des symptômes de maladie respiratoire (par ex. toux et éternuements).

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    Que faire si vous revenez d’une zone touchée ?

    Nombreux sont en effet les Belges qui partent en Italie. « Nous leur conseillons, si des cas ont été reportés dans les zones qu’ils ont visitées, de surveiller leur état de santé », répond la porte-parole, Vinciane Charlier. « Si vous avez un rhume, de la fièvre, des difficultés respiratoires, restez chez vous et appelez votre médecin ». Tous les médecins, précise-t-elle, ont reçu la procédure à suivre via eHealth. « Votre médecin fera le test de coronavirus au départ d’un prélèvement. Les analyses seront faites par le laboratoire de la KULeuven. Si vous êtes positif au coronavirus, et en accord avec l’inspecteur d’hygiène communautaire, il vous enverra probablement à l’hôpital Saint-Pierre si vous êtes francophone. Ou à l’UZ d’Anvers si vous êtes flamand. Le but est d’éviter au maximum les contaminations secondaires. On peut aussi décider de laisser la personne à domicile ».

    Que disent les Affaires étrangères si vous partez en Italie ?

    Pour les Affaires étrangères belges, le fait de voyager en Italie ne présente pas de risque spécifique, hormis les tremblements de terre qui sont toujours possibles. Le 22 février, il a été ajouté ceci sur son site : « Coronavirus Codiv-19 : les autorités locales ont pris des mesures de restriction dans les 11 communes suivantes : Codogno, Casapusterlengo, Castiglione d’Adda, Maleo, Fombio, Bertonico, Castelgerundo, Somaglia, San Fiorano, Terranova dei Passerini, Vo Euganeo. Il est recommandé de suivre les consignes des autorités locales et/ou sur le site du ministère de la Santé : http://www.salute.gov.it et de s’informer au numéro vert d’information 1500 ». Les Affaires étrangères françaises sont un peu plus précises. « Pour ces communes, les autorités publiques italiennes ont décidé : la suspension de toutes les manifestations publiques, la fermeture des activités commerciales (hormis celles de première nécessité), la suspension des activités dans les entreprises des zones concernées, la suspension des activités sportives. Ces villes ne sont par ailleurs plus accessibles par les moyens de transport public ». En outre, les écoles et installations sportives, publiques et privées, de la province de Plaisance (en Émilie-Romagne) resteront fermées jusqu’au 25 février ; les universités de Lombardie seront fermées jusqu’au 2 mars, celle de Venise et celle de Ferrare jusqu’au 29 février. À Milan, les services ouverts au public seront fermés à partir de lundi 24 février jusqu’à nouvel ordre.

    Pourrait-on assister à des mesures de confinement de villes en Belgique en cas de contamination sur notre sol ?

    Pour Steven Van Gught, président du comité scientifique belge du coronavirus, de telles mesures restent peu probables chez nous et ne sont, en tout cas, pas celles que privilégieraient d’abord nos services sanitaires. « On regarde beaucoup ce qui se fait en Italie, mais il n’est pas prouvé que ces mesures de quarantaine de villes et de villages fassent une différence. Il faut être prudent avec de telles mesures qui peuvent avoir de lourdes conséquences économiques. Ce n’est pas impossible qu’on doive arriver à cela chez nous si le virus se propageait, mais je suis plutôt en faveur de mettre les ressources dans la protection des personnes à risques, et dans la préparation des hôpitaux pour qu’ils puissent faire face à un éventuel afflux de patients, plutôt que de fermer les routes et les autoroutes ».

    Faut-il porter un masque, en rue, au bureau, pour éviter d’être contaminé ?

    Là encore, Steven Van Gught se veut rassurant : « Non, pour la population en général, on ne recommande pas d’utiliser un masque pour le moment car on n’a pas prouvé que cela avait un effet pour stopper le virus ». Priorité, pour les masques, au personnel médical, qui soignent les patients en première ligne. « On sait que les fabricants ont des problèmes à suivre la demande mondiale. Donc, on doit laisser les masques pour ceux qui en ont le plus besoin, en s’assurant que les hôpitaux et le corps médical soient bien servis ».

  • Un incendie suivi d’une explosion cette nuit quai Godefroid Kurth

    Un incendie suivi d’une explosion cette nuit quai Godefroid Kurth
    DR

    Les pompiers ont été alertés vers 22 heures. L’habitante a été légèrement intoxiquée par les fumées et a dû être hospitalisée.

    Une mère de famille et son enfant qui habitaient aussi l’immeuble ont dû être relogés par les services de la ville. La vingtaine de pompiers présents ont pu rentrer dans leur caserne toute proche vers 2 heures du matin.

    On ignore encore l’origine du sinistre.

  • Les adieux déchirants à Léa, 16 ans de Chiny, morte à La Reid

    Les funérailles de Léa Nicolas, 16 ans, se sont déroulées ce mardi dans le village de Les Bulles.
    Les funérailles de Léa Nicolas, 16 ans, se sont déroulées ce mardi dans le village de Les Bulles.

    La petite église paroissiale Saint-Roch du village de Les Bulles, dans la commune de Chiny, était bien trop petite pour accueillir la famille, les amis et les proches de Léa Nicolas, 16 ans, de Chiny. Cette dernière est malheureusement décédée le 20 février à Theux, suite à un accident mortel. Elle était étudiante à l’IPEA de La Reid (lire ci-contre). Léa était née à Arlon le 19 mai 2003 et avait une sœur.

    Ses funérailles se sont donc tenues ce mardi 25 février à Les Bulles. Si la cérémonie devait débuter à 10 h 30, de nombreuses personnes se pressaient déjà au sein de l’édifice religieux dès 10 heures. Il est vrai que l’on attendait beaucoup de monde. Malheureusement, beaucoup de personnes ont dû rester à l’extérieur. Des haut-parleurs avaient donc été aménagés afin de pouvoir suivre la cérémonie en dehors de l’église. Quelques policiers étaient également présents pour réguler le trafic d’un village d’ordinaire si paisible.

    Léa Nicolas.

    Peu avant 10 h 30, le convoi funéraire des pompes funèbres de la Semois est arrivé devant l’église, de même que la famille de la victime. Beaucoup ont eu de mal à retenir leur émotion à la levée du cercueil. Des titres de Grégory Lemarchal et de Jean-Jacques Goldman ont ainsi noué les tripes des dizaines de personnes présentes sur place.

    C’est la gorge serrée que plusieurs amis de Léa se sont succédé pour adresser un petit mot d’adieu à l’égard de celle que beaucoup considéraient comme une personne « formidable » et « incroyable ». « Comment allons-nous faire sans toi ? La vie est tellement injuste », a sangloté une amie proche de la victime. « Il n’y avait pas un repas que l’on ne passait pas ensemble. Je me souviens de tes expressions bien à toi », s’est souvenue une autre amie de son école de Theux. L’une de ses meilleures amies a éclaté en sanglots en prononçant quelques mots. « Récemment, tu m’avais dit que tu ne savais pas comment tu allais faire sans moi, lorsque je ne serai plus à l’école. Aujourd’hui, c’est moi qui me demande ce que je vais faire sans toi. »

    Beaucoup de monde ce mardi matin dans et devant l’église. (médaillon
: Léa Nicolas)

    L’adolescente avait énormément d’amis. De nombreux étudiants de La Reid avaient d’ailleurs fait le déplacement. « Ton seul objectif, c’était de procurer du bonheur autour de toi, quitte à parfois jouer les rebelles », soufflait un ami. « Tu étais toujours derrière moi, prête à m’aider et à me redonner le moral lorsque je n’allais pas bien. Envole-toi petite étoile et veille sur nous de là-haut. On dit que le temps arrange tout mais je crois que ce sera très compliqué. »

    Les funérailles se sont terminées par la diffusion de chansons de Raphaël, Vitaa et de Louane, des artistes que devait affectionner l’ado. Au même moment, les marques d’affection et de soutien ont afflué à l’égard de la famille de Léa Nicolas. Sûrement pris par l’émotion, un homme âgé a été pris d’un malaise à la sortie de l’église.

    Simon Martin

  • Jean-Marie, SDF, sauvé au tribunal par sa chienne et ses larmes

    Jean-Marie veut vraiment se sortir de l’enfer de la rue
    Jean-Marie veut vraiment se sortir de l’enfer de la rue - G.M.

    Son problème, c’est sa toxicomane qui le fait verser dans la délinquance… Depuis un an, il vit dans la rue mais il se débat comme un beau diable pour récupérer ses droits. Son avocat Me Jean-Christophe Desgain pourrait lui permettre de bénéficier d’une peine de probation autonome. Le jugement sera rendu dans un mois.

    Il tient à son chien comme à la prunelle de ses yeux

    Jean-Marie a pleuré en évoquant sa chienne de 19 mois à laquelle il s’accroche : il tient à elle comme à la prunelle de ses yeux. « Un staff lévrier, Andy », confie-t-il à la sortie du tribunal. « Une petite chienne qui me suit partout et me protège. Je n’ai même pas besoin de laisse… »

    Mais voilà, sa chienne pourrait contribuer à le priver de bénéficier de formules sociales d’hébergement de nuit par exemple. Alors, il cherche à se loger. Ses recherches sont infructueuses pour l’instant. Une dame l’aide bien pour ses repas, son quotidien, mais ne peut l‘héberger. Alors, il a contacté les Jésuites de Charleroi d’où il est originaire : il a l’autorisation de loger dans l’entrée de leur chapelle. En échange de quoi, il balaye le parvis pour le débarrasser des divers détritus.

    « Mon sac de couchage et mon matelas y sont actuellement », précise celui qui fait la manche, et a su venir en train jusqu’à Mons pour répondre de sa tentative de vol dans les voitures. « C’était la voiture de mon ex… », soupire-t-il.

    La présidente émue par ces larmes

    La présidente du tribunal semble ne pas en mener large devant le quinquagénaire en larmes face à elle. Le substitut Verheyen non plus : il ne s’oppose pas à ce que sa peine de 2 ans par défaut, soit remplacée par une peine probatoire de deux ans, assortie d’une peine de prison ferme si jamais il ne respecte pas les conditions. « Les conditions tombent sous le sens », plaide Me Desgain. « Il doit soigner sa toxicomanie dans laquelle il rechute encore de temps en temps… et se trouver un logement. Déjà, il a décroché le revenu d’intégration sociale au CPAS. »

    Jean-Marie est reparti content d’avoir été écouté par le tribunal. « Si vous rechutez dans la drogue, cela vous coûte cher, et alors vous risquez de retomber dans la délinquance. Gardez ça à l’esprit, pour votre chien. »

    G. M.

  • Des carnavals wallons dénoncés pour racismes

    Des carnavals wallons dénoncés pour racismes

    Unia, l’ex-Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, se penche une nouvelle fois sur le carnaval d’Alost suite à de nouvelles caricatures de juifs sur les chars ce dimanche. L’an dernier, le centre avait conclu qu’il n’y avait pas d’incitation consciente à la haine, à la discrimination ou à la violence contre les juifs. En sera-t-il de même cette année ? Le travail d’investigation est en cours. « Nous sommes en train de rassembler du matériel, comme des photos, sur les différents groupes. Nous allons nous concerter avec le parquet et la police pour voir s’il y a lieu d’aller en justice », répond le directeur d’Unia, Patrick Charlier.

    Il est donc encore trop tôt pour le dire. Par contre, selon Patrick Charlier, la situation est quand même différente sur un point par rapport à l’édition 2019 : « Ce qui change, c’est justement qu’il y a cette polémique pendant toute l’année. Ce qui pouvait passer l’an dernier pour de la méconnaissance ou de la naïveté ne le peut pas nécessairement cette année. »

    Si la polémique alostoise résonne haut et fort, même au-delà des frontières belges, il est important de souligner que ce n’est pas le seul carnaval ou folklore pour lequel Unia reçoit des signalements. « Nous en avons déjà enregistré pour le sauvage - « Sâvadje-Cayèt » - de Malmedy, pour des participants du grand feu de Liernu dont le costume rappelait celui du Ku Klux Klan ou encore pour le sauvage d’Ath », rappelle-t-il. Les déguisements ne sont d’ailleurs pas les seuls à être pointés du doigt. Dans son rapport de l’an dernier, Unia rappelait que le lancement d’une bière de carnaval baptisée Jeanet - « tapette » - à Saint-Trond, avait également été signalé.

    Revendication identitaire

    Ces signalements n’ont, jusqu’à présent, donné lieu à aucune poursuite judiciaire, selon Unia. Ce qui ne veut pas dire que rien ne change. Les figures évoluent. À Lessines, le défilé du groupe des Nègres a été annulé en 2018 et remplacé, dès 2019, par la sortie des diables.

    « Il faut que les carnavals et le folklore évoluent pour correspondre à notre société », explique Patrick Charlier. « Les carnavals se sont construits sur des normes générales. Et ceux qui étaient dans les minorités étaient pointés du doigt, stigmatisés. Mais ces minorités étaient petites et, auparavant, il y avait moins de revendications d’un respect identitaire. »

    D’autres évolutions ont déjà été observées. « Le prince carnaval devait être un homme à l’époque. Mais ensuite, il y a une réflexion tout autour : est-ce que ça ne pourrait pas être une femme ? Finalement, il y a eu une évolution, notamment à Alost. Le prince carnaval a été une femme, une personne atteinte du syndrome de Down ou encore un ancien réfugié », rappelle-t-il. Avant de conclure : « On peut rire de tout mais pas n’importe comment. Et pas contre les gens mais avec eux. »

  • Luxembourg: deux policiers, collègues, tentent de se suicider

    Deux cas dans une même zone
!
    Deux cas dans une même zone ! - Illustration/T.VA

    Deux policiers attachés à la police fédérale de la route de la province de Luxembourg (WPR) ont tenté de se suicider le mois passé. Cela s’est passé en l’espace de quelques jours seulement. Ces tentatives ont suscité un certain émoi parmi leurs collègues. D’autant qu’on a parlé un moment d’un troisième cas. On s’est demandé si le policier retrouvé mort à son domicile récemment ne s’était pas suicidé. Mais, après autopsie, cette hypothèse a été écartée : il est décédé d’une mort naturelle.

    Deux tentatives de suicide au sein d’une même unité. Faut-il y voir un lien avec le boulot (ambiance ? surcharge de travail ?)

    Pour rappel, les syndicats dénoncent un déficit de personnel de l’ordre de 35 % dans les polices de la route. « Nous ne commentons pas les dossiers individuels », nous a dit le service presse de la police fédérale. Sur place, on évoque plutôt « des problèmes d’ordre privé ». L’un avait exprimé, sur Facebook, son désarroi et l’intention de mettre fin à ses jours : alertée, sa hiérarchie lui a aussitôt retiré l’accès au local des armes afin qu’il ne puisse plus entrer en possession de son arme de service. Dans le second cas, c’est tout à fait par hasard, alors qu’il se rendait chez lui pour prendre de ses nouvelles, qu’un policier est tombé sur son collègue et ami, prêt à passer à l’acte…

    Le CGWB, le service bien-être et prévention de la police fédérale a ouvert une enquête psychosociale, afin d’écarter tout problème lié au travail ou au management de cette unité.

    Coïncidence. Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V), en réponse à un sénateur flamand, a révélé qu’en 2019, 9 policiers se sont donné la mort (4 de la fédérale et 5 issus de zones locales).

    9 suicides en 2019

    Ce total de 9 suicides est en diminution par rapport aux années précédentes (10 suicides en 2018, 9 en 2017, 16 en 2016, 20 en 2015…). Mais du côté syndical, on reste très prudent.

    « Même si le nombre de suicides diminue, l’audit sur la charge psychosociale mené lors de l’hiver 2018-2019 à la police fédérale et sur 12 zones de police, révèle des choses graves », réagit Vincent Gilles, président du SLFP Police. « Dans cet audit, 1,2 % des policiers déclarent avoir pensé au suicide et mis des plans en œuvre pour se suicider ; 6,6 % disent avoir pensé au suicide (sans plan) et 16 % disent que la vie n’a plus d’importance pour eux ! Vous me parlez de deux tentatives de suicide à la WPR du Luxembourg. Même si les raisons sont d’ordre privé, il ne faut jamais oublier que la vie professionnelle du policier impacte toujours sa vie privée. Par ailleurs, les tentatives de suicide au sein de la police intégrée n’apparaissent jamais dans les statistiques du ministère de l’Intérieur ».

    « Comprendre, pour éviter »

    Du côté de la CGSP, « les 9 suicides de 2019 restent 9 suicides de trop ». « On garde ce sujet à l’œil », déclare Eddy Quaino, permanent CGSP. « Même si les chiffres sont en baisse, il faut que l‘on comprenne les circonstances de ces décès. Aurait-on pu les éviter, etc. On demande aussi une évaluation des mesures mises en place pour éviter pareil drame. À notre demande, un groupe de travail a été relancé pour étudier tout cela de près. Le suicide est un drame pour les familles mais aussi pour les collègues qui ont vécu cela de près. Chez eux, peuvent naître un sentiment de culpabilité, car ils n’ont pas pu détecter les signes et empêcher le passage à l’acte. Eux aussi ont besoin du soutien du stress team. »

  • Namur: le corps sans vie de Florence Nicolas (36 ans) retrouvé

    Namur: le corps sans vie de Florence Nicolas (36 ans) retrouvé

    Cette femme de 36 ans avait quitté à pied son domicile situé rue de Gembloux à Saint-Servais et ne s’était plus manifestée depuis.

    La police fédérale a annoncé la triste nouvelle ce mardi : le corps sans vie de Florence Nicolas a été retrouvé.

  • Succès des pick-up en Wallonie: «Ils n’ont rien à faire en ville»

    Succès des pick-up en Wallonie: «Ils n’ont rien à faire en ville»

    En 2019, les ventes de pick-up se sont un peu tassées en Belgique mais, au niveau wallon, le nombre de ces véhicules soumis à la taxe de circulation a augmenté. La preuve que, au sud du pays, ce type de véhicule a toujours le vent en poupe.

    Après une progression fulgurante entre 2006 et 2016 (d oublement des ventes), le marché de ces engins a continué de progresser jusqu’en 2018, avant de se tasser en 2019. En tout cas au niveau des nouvelles immatriculations, selon les chiffres que nous a fournis la Febiac. Le marché de l’occasion, lui, reste florissant.

    En 2019, 6.543 nouveaux pick-up ont été immatriculés. C’est dans l’arrondissement de Bruxelles-Capitale que l’on en a immatriculé le plus, avec 740. Devant l’arrondissement d’Anvers, près de 600.

    En Wallonie, c’est en province de Hainaut que l’on a dénombré le plus de nouvelles immatriculations. Mais si l’on ramène ce chiffre au nombre d’habitants, c’est en province de Luxembourg que les immatriculations sont les plus nombreuses. Vient ensuite le Brabant wallon. Mais là, on sait que pas mal de pick-up sont utilisés comme véhicules de loisir et, surtout, ils sont achetés à cause de leur fiscalité particulièrement avantageuse.

    Fiscalité légère

    Les pick-up sont en effet taxés comme des « utilitaires légers », comme si c’étaient des camionnettes. Concrètement, ça signifie, d’une part, que leurs propriétaires ne paient ni la taxe de mise en circulation, ni le possible malus lié aux émissions de CO2. Pour une voiture ou une « voiture mixte » (un break), rejetant plus de 145 grammes de CO2/km, un écomalus est établi en complément de la taxe de mise en circulation. Rien de tout ça, donc pour les utilitaires, dont les pick-up.

    Et d’autre part, les propriétaires de ces engins payent une taxe annuelle de circulation très légère. En Wallonie, cela oscille entre 38 et 149 euros, cette somme étant acquittée pour un véhicule pesant entre 3 et 3,5 tonnes. On perçoit immédiatement l’avantage à être exonéré de ces taxes ou d’en payer une version très faible.

    Et pourtant, les pick-up présentent de nombreux défauts pour leurs détracteurs. Il y a bien entendu leur encombrement, plus important encore qu’un SUV, même les plus grands de ceux-ci, du type Range Rover ou Mercedes. Et qui dit encombrement, dit aussi poids, surtout pour des engins dont la première qualité est la robustesse. Les pick-up en tête des ventes en Belgique affichent au moins deux tonnes sur la balance. Qui dit poids important dit aussi consommation. Celles affichées par les constructeurs dépassent allègrement les 8 litres de diesel aux 100 km, voire pas loin de 10 litres. Pour les véhicules d’entrée de gamme. C’est beaucoup.

    Hausse en Wallonie

    D’un prix d’achat en général assez élevé, les pick-up séduisent toujours plus en Wallonie. Le nombre de ces véhicules pour lesquels la Région wallonne perçoit une taxe de circulation était de 22.000 en 2019, soit une augmentation de près de 1.500 en un an. Ils représentent désormais 9 % de l’ensemble des véhicules utilitaires wallons. Au total, 243.000 utilitaires circulent sur les routes wallonnes.

  • Liège: le café A Pilori de nouveau fermé sur la place du Marché

    «
A Pilori
» est fermé depuis maintenant quelques semaines.
    « A Pilori » est fermé depuis maintenant quelques semaines. - Thomas Van Ass

    En janvier 2019, la justice liégeoise avait donné un coup de Kärcher dans le domaine de l’Horeca du centre-ville. Idris Ozcelik, le patron de sept brasseries liégeoises, dont « A Pilori », avait été placé sous mandat d’arrêt pour blanchiment dans le cadre de la gestion de ses sociétés et de ses brasseries. Ses établissements avaient été fermés, ils avaient attiré la convoitise de plusieurs acteurs du monde l’Horeca.

    Après près de cinq mois de fermeture, un jeune couple avait rouvert le café mais seulement pour quelques jours. En effet, il avait été dribblé par l’homme d’affaires liégeois, Alain Geukenne. L’homme a investi de gros montants pour moderniser l’outil (NDLR : le bâtiment classé appartient à la Ville de Liège), installer un restaurant à l’étage, moderniser la terrasse pour faire du bistrot historique un endroit « classe » et convivial.

    Alain Geukenne.

    L’établissement semblait relancé mais depuis quelques semaines maintenant, il est de nouveau fermé. Et, visiblement, il n’est pas près de rouvrir ses portes. Alain Geukenne a préféré quitter le navire.

    « Comme pour tous les autres cafés de la place du Marché, nous devions enlever la terrasse qui représente, tout de même, 50 % du chiffre d’affaires de l’établissement. Le café n’est pas grand et sans cette terrasse, l’affaire n’est pas rentable. » Un problème administratif, relatif à la convention, modifie la donne.

    Le bail est détenu par une société gérée par Idris Ozcelik. Alain Geukenne lui sous-louait le fonds de commerce. Or, dans son bail, Idris ne pouvait pas sous-louer le bâtiment qui appartient à la Ville de Liège. Elle lui a alors signifié cette erreur d’interprétation de la convention.

    Idris Ozcelik est toujours sous le coup d’une instruction judiciaire pour blanchiment. Il ne peut donc pas exploiter lui-même « A pilori » et la convention ne lui permet pas de sous louer. La situation est donc inextricable.

    Prix trop élevé

    « Des recours étaient possibles mais ils n’ont pas été effectués », explique encore Alain Geukenne. « Idris aurait pu envoyer un recommandé à la ville dans les trente jours qui suivaient la sous-location pour espérer obtenir une dérogation. Si la ville s’était opposée à la sous-location, un juge de Paix pouvait encore être saisi… »

    Alain Geukenne aurait également pu reprendre le fonds de commerce mais avec la perspective d’une terrasse rentable qui s’envole, l’homme d’affaires liégeois estimait que le prix demandé était trop élevé en regard du potentiel de l’établissement. Il a donc préféré limiter les dégâts et cesser son activité. « J’ai d’autres projets mais il est encore trop tôt pour en parler », lance-t-il.

    Deux terrasses à démonter

    Nous avons contacté la Ville de Liège pour connaître les tenants et les aboutissants de ce dossier. Sa version ne diffère que très peu celle d’Alain Geukenne.

    « Nous n’avons pas dénoncé le bail mais nous avons envoyé, dans le deuxième semestre de 2019, un courrier à la société qui gère l’établissement », souligne-t-on à la Ville de Liège. « Dans ce courrier, nous rappelions que la sous-location était interdite et nous demandions de démonter les deux terrasses car elles ne respectaient pas les prescrits. Enfin, le bâtiment avait essuyé quelques dégradations engendrées par les travaux réalisés. Nous avons donc demandé que tout rentre dans l’ordre. »

    En attendant, l’un des cafés emblématiques de Liège, le premier sur la place du Marché mais aussi celui qui possède l’une des plus belles terrasses, est de nouveau fermé.