• Ophélie Winter SDF? Elle met les choses au point (vidéo)

    Capture d’écran.
    Capture d’écran.

    La semaine dernière, Public affirmait qu’Ophélie Winter était ruinée et était devenue SDF dormant de temps à autre dans « un hôtel modeste ». Lundi soir, elle s’est exprimée en direct dans TPMP, disant que ces « informations » l’avaient d’abord fait rire et ensuite « un peu énervée ».

    « Je n’habite plus en France et j’ai passé presque deux semaines à faire MarioBros avec ma petite Smart parce que je ne demandais rien à personne. J’ai fait mon petit déménagement de garde-meuble à garde-meuble. Genre 10 aller-retours avec des cartons dans ma voiture », a-t-elle expliqué.

    L’ancienne chanteuse a reconnu connaître effectivement des difficultés financières puisqu’elle ne travaille plus. « Forcément tu ne travailles pas, tu ne gagnes pas d’argent. T’es pas au top. Je m’ennuie. Je suis quelqu’un qui aime travailler et je m’ennuie un petit peu ».

    Ophélie Winter a aussi évoqué sa solitude, qu’elle explique par le fait qu’elle a « beaucoup trahi ». « Je ne peux demander d’aide à personne », a-t-elle ajouté.

  • Greta Thunberg s’en prend aux politiques du sommet de l’ONU

    Greta Thunberg s’en prend aux politiques du sommet de l’ONU
    Belga

    « Ma génération a manqué à son devoir de protéger notre planète, nous sommes à l’origine de cette crise climatique, nous devons y apporter une solution », a affirmé le septuagénaire portugais, devant un parterre d’une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement venus réaffirmer leur engagement climatique, voire le renforcer.

    À ses yeux, limiter le réchauffement à 1,5ºC d’ici la fin du siècle est encore possible. Cet objectif doit passer selon lui par une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45 % d’ici 2030 et la neutralité carbone d’ici 2050, mais aussi par une reconstitution du Fonds climat.

    À New York depuis quelques semaines, la jeune suédoise Greta Thunberg, devenue à 16 ans l’une des voix les plus écoutées mais aussi controversées dans le débat climatique, s’est montrée très émue lors de son intervention.

    « Vous m’avez dérobé les rêves de mon enfance avec vos paroles sans sens, et encore, je suis une des plus chanceuses. Nous sommes au début d’une extinction de masse et vous ne parlez que d’argent et de croissance économique perpétuelle », a-t-elle lancé.

    La jeune fille a appelé à écouter les scientifiques « qui nous disent clairement depuis 30 ans » qu’il faut agir.

    « Si vous comprenez cela et que vous refusez d’agir, alors vous êtes maléfiques et ça, je refuse de le croire », a-t-elle dit aux dirigeants, leur demandant comment on peut « prétendre que cette crise peut être résolue par de simples solutions techniques ».

    « Les jeunes commencent à comprendre que vous les avez trahis. Si vous décidez d’échouer, nous ne vous le pardonnerons jamais ».

    Une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement sont appelés ce lundi à la tribune de l’ONU pour prendre de nouveaux engagements climatiques. Plusieurs manquent à l’appel, comme les présidents américain Donald Trump et brésilien Jair Bolsonaro. La Chine et les pays de l’Union européenne seront en revanche bien représentés. Le Premier ministre Charles Michel doit intervenir vers 21h30 (heure belge).

  • Le nouveau stade de Charleroi sera situé à Marchienne-au-Pont!

    Les supporters carolos auront bientôt droit à un stade flambant neuf.
    Les supporters carolos auront bientôt droit à un stade flambant neuf. - ©News

    Le Mambourg ne vit pas encore ses dernières heures, mais il entame en tout cas l’ultime ligne droite de sa longue existence avant d’être (partiellement) livré aux pelleteuses et d’être probablement reconverti en logements. Inaugurée en 1939, rénovée (en partie sans les autorisations nécessaires) pour l’Euro 2000 puis entièrement recouvert d’une toiture par phases successives (2013, 2015), l’enceinte culte du Boulevard Zoé Drion ne subira pas le quatrième lifting prévu à hauteur de 7 millions.

    Dans l’air depuis longtemps, la sortie de terre d’un nouveau stade pour les Zèbres semblait dans un premier temps être programmée à proximité de l’Aéroport de Charleroi, du côté de Gosselies. Mais après de longs mois d’enquête, nous sommes en mesure de vous révéler que le déménagement complet de l’ensemble des départements du Sporting (sportif, administratif, commercial, logistique) s’effectuera en direction de Marchienne-au-Pont. Un site tient la corde : l’Ancienne Aciérie et Minerie de la Sambre Nord (AMS).

    ©Vincent Lorent

    Une destination que se gardera bien de confirmer Mehdi Bayat, ce mardi midi, à l’occasion de sa présentation du Plan Horizon 2024 censé donner une nouvelle impulsion au projet 3-6-9 qui avait permis à un RCSC moribond de redevenir un club qui compte. Si l’administrateur-délégué a obtenu toutes les garanties de collaboration de la part de la Ville, il reste encore en effet certains points à éclaircir qui incitent à la prudence. Et notamment par rapport à la poursuite de la réhabilitation du site d’AMS Nord, une ancienne coquerie située le long de la Sambre, où 43 millions ont déjà été injectés par la Région Wallonne dans le cadre du Plan Marshall en 2011.

    Plus de 20.000 places

    D’où provient cette idée de créer un nouveau Mambourg dans cette zone du Grand Charleroi laissée à l’abandon depuis le démantèlement de ses industries ? Lors d’une rencontre avec Tom Murphy, l’ancien maire de Pittsburgh, le bourgmestre carolo Paul Magnette aurait été séduit par la réaffectation complète d’un ancien quartier sidérurgique de cette ville de 300.000 habitants de l’ouest de la Pennsylvanie : les docks de l’Allegheny River comptent aujourd’hui parmi les quartiers d’affaires les plus courus, rehaussés par la présence de musées et surtout du Heinz Stadium, le « fer à cheval » où évolue l’équipe de foot US des Pittsburgh Steelers.

    ©Vincent Lorent

    C’est sur le modèle socio-économique redynamisé d’une ville ayant de nombreux points communs avec Charleroi, que Magnette entend redonner vie à cette langue de terre en friche de Marchienne-au-Pont, située sur le parcours du métro. Le futur stade du Sporting constituant évidemment le pôle d’attraction du projet.

    De son côté, Mehdi Bayat sait que l’engoncement du Mambourg en plein cœur de la ville réduit ses possibilités d’exploitation et nuit à un engouement populaire pas aussi marqué qu’il l’espérait lors de la reprise du club en août 2012. Raison pour laquelle a très vite émergé l’idée d’un stade multifonctionnel de 20 à 22.000 sièges et probablement recouvert d’un toit. Amovible ou non, l’avenir nous le dira car la réflexion est encore en cours sur le modèle d’une toile géante de la Commerzbank Arena de l’Eintracht Francfort ou d’une verrière fixe laissant passer les UV indispensables à l’entretien de la pelouse, comme le Forsyth Barr Stadium, une enceinte néo-zélandaise pilote en la matière.

    ©Vincent Lorent

    Mais qui va payer et combien ? Selon nos sources, le dossier serait entièrement financé par le Sporting à hauteur de 60 millions, au niveau de l’enceinte même. La Ville déliant sa bourse uniquement pour les aménagements qui concernent les abords du stade (parkings, zones d’accueil, et éventuellement futurs logements limitrophes) qui n’ont pas encore été chiffrés précisément.

    ©Vincent Lorent

    Pour trouver la somme dont le Sporting ne dispose évidemment pas dans sa totalité, Mehdi Bayat devrait probablement s’orienter vers deux sociétés déjà sponsors du matricule 22 : Besix (construction) et Belfius (banque). Un duo auquel viendrait se greffer Live Nation Belgium, filiale de la société américaine d’organisation de concerts (ex-Clear Channel) qui possède pas moins de 128 salles de spectacle un peu partout dans le monde. Ces trois partenaires créeraient alors une société avec la SA Sporting de Charleroi pour ériger une enceinte qui ne portera sans doute plus le nom actuel de stade du Pays de Charleroi mais bien celui d’un parraineur principal, selon le système bien connu du naming. Copropriétaire des lieux, le RCSC serait également locataire des installations, à des fins fiscales que l’on devine aisément.

    ©Vincent Lorent

    Lancé officiellement ce mardi, le Plan Horizon 2024 ne confirmera donc qu’en partie ce projet ambitieux. Mais il promet en tout cas de nouvelles perspectives, à la fois pour un club mais aussi pour la ville qu’il incarne, à travers sa popularité et le dynamisme qu’il déploie pour se forger un palmarès. On se rappellera que le déménagement de la Gantoise vers la Ghelamco Arena avait coïncidé avec un premier titre de champion. Une stat qui doit forcément trotter quelque part dans les têtes du côté d’un Mambourg qui a fait son temps.

  • Son mariage a été ruiné par la faillite de Thomas Cook

    Thomas Cook et sa fiancée
    Thomas Cook et sa fiancée - Facebook

    « Thomas Cook nous avait promis une surprise pour notre mariage à cause de mon nom mais ce n’est pas la surprise que nous attendions », a déclaré lundi ce jeune Anglais, cité par le média en ligne Nottinghamshire.

    Thomas Cook, 29 ans, et sa compagne Amelia Binch, 27 ans, qui habitent Hucknall, près de Nottingham (nord de l’Angleterre), sont partis à Rhodes avec leurs deux enfants le 18 septembre et devaient se marier à Lindos le 27 septembre. Les invités devaient arriver avec Thomas Cook (la compagnie) dans les prochains jours, y compris le témoin du marié.

    Tout est à présent remis en cause puisque la cérémonie -- fleurs, gâteau, décorations et animation-- était également organisée par Thomas Cook, qui a brutalement fait faillite dans la nuit de dimanche à lundi.

    L’intéressé, qui travaille pour Rolls Royce, s’est dit « atterré ». « Nous attendions plus de 30 personnes, famille et amis. La moitié d’entre eux sont cloués chez eux dans l’incertitude. Mon témoin est encore en Angleterre, personne ne sait rien ». « Ça fait deux ans qu’on préparait ça et tout tombe à l’eau », a-t-il déploré. « C’est un vrai cauchemar », a renchéri Amelia.

    « Ils nous ont dit qu’on pouvait être rapatriés à tout moment (…) C’est affreux, vous n’attendez pas ça d’une compagnie comme celle-là. C’est pour ça qu’on est partis avec eux et maintenant, ça va nous coûter plus cher », s’est lamentée la jeune femme, précisant avoir dépensé quelque 10.000 livres (11.000 euros) pour la fête.

  • La défense du médecin: «Il n’a fait que soulager ses patients»

    La défense du médecin: «Il n’a fait que soulager ses patients»

    « Jusqu’à présent, on ne nous a jamais soumis dans le dossier un élément prouvant que la mort est liée à un acte posé par notre client, ou même à l’une de ses prescriptions. Les médicaments qu’il a donnés – ainsi que l’a confirmé le professeur Boxho – ne sont pas de nature à entraîner le décès », insistent les deux avocats du médecin inculpé, Mes Töller et Molders-Pierre.

    « On se trouve ici dans un dossier de sédations en soins palliatifs », ajoute Me Töller. « Le médecin n’a pas provoqué la mort de ces patients et n’a pas accéléré leur mort. Il a prescrit des médicaments qui soulagent le patient, qui soulagent son agonie ». En plus de morphine, on parle aussi d’un médicament qui évite que les poumons ne produisent trop de glaire.

    Mais comme on le lira par ailleurs, il arrive que des médecins donnent de fortes doses de sédatifs pour accélérer la mort du patient. D’une certaine manière, cela signifie aussi « soulager les douleurs ». Est-ce le cas de ce médecin qui exerçait en gériatrie ? L’enquête, confiée à un juge d’instruction liégeois, devra le déterminer.

    Une frontière floue

    Le médecin inculpé (et toujours présumé innocent) est en tout cas très affecté par la lourde inculpation qui pèse sur lui : « assassinats ». À savoir, des homicides volontaires avec préméditation… « Il vit très mal tout ce qui se passe. C’est une épreuve très dure pour lui d’autant qu’il avait reçu des lettres de familles le remerciant pour son humanité. Il a aussi très mal vécu son interpellation en avril dernier et son audition de 15 heures durant laquelle il a été privé de liberté, avant d’être relâché ». Il y a aussi eu, à cette époque, des perquisitions à son domicile et à l’hôpital.

    Mais ce médecin, dont les collègues vantent l’humanité, ne se laissera pas faire. On apprend qu’il a mandaté un troisième avocat, spécialisé en droit du travail, pour contester son licenciement par le CHR de Huy. Il faut rappeler que c’est l’hôpital lui-même qui a alerté la justice (le parquet). « Des membres de l’équipe dans laquelle ce médecin travaillait ont tiré la sonnette d’alarme », a indiqué le docteur Leveaux, directeur médical. « En moins de 48 heures, les faits étaient vérifiés. Nous l’avons licencié le 14 septembre 2018 et avons averti la justice ». Un autre membre du Conseil d’administration ajoutait ceci, ce dimanche : « En matière d’euthanasie, la frontière entre le légal et l’illégal, est ténue. C’est vraiment très délicat. Et puis, il ne faut pas oublier la présomption d’innocence ».

    Conflit… philosophique ?

    Si ces décès sont considérés comme suspects, c’est parce que le médecin n’aurait pas obtenu la signature d’un 2e médecin avant d’administrer les médicaments et n’aurait pas non plus rempli les formulaires prévus dans les procédures internes de l’hôpital. Une fois, ça pouvait passer. Mais quatre fois… Selon Me Töller, « sur le plan administratif, les formulaires n’étaient pas très clairs. Nous n’avons pas encore pu examiner tout le dossier car une partie des documents est toujours dans le dossier disciplinaire ». Me Töller évoque enfin un conflit philosophique au sein même du service. « Le service était dirigé par un médecin venu de l’Est aux convictions religieuses très prononcées et pas toujours d’accord avec la sédation palliative ».

    On le sent : il ne sera pas simple, pour la justice, de faire la part des choses entre philosophie et… droit. Si l’on peut parler de droit en matière de sédation, puisqu’aucune loi ne l’encadre.

  • Il n’est pas encore certain que Pia puisse recevoir le médicament

    Il n’est pas encore certain que Pia puisse recevoir le médicament
    DR

    Une mobilisation incroyable pour un geste généreux et touchant. La semaine dernière, des milliers de Belges se sont mobilisés pour offrir à la petite Pia les 1,9 million d’euros nécessaire pour s’offrir le médicament le plus cher du monde. Grâce à plus de 900.000 SMS payants, cette somme a été récoltée par ses parents qui peuvent désormais envisager de soigner leur petite fille.

    Oui mais voilà. S’ils disposent aujourd’hui de l’argent, il reste à savoir si la fillette va pouvoir recevoir le traitement. « Pia sera examinée la semaine prochaine pour savoir si elle n’est pas immunisée face au médicament qu’elle doit recevoir. Espérons que les résultats soient favorables et que Pia puisse recevoir l’injection encore cette année. Ça se passera en Belgique, mais nous ne savons pas encore dans quel hôpital », expliquait Ellen De Meyer, sa maman.

    Une déclaration confirmée par le professeur Guy Hans, de l’hôpital universitaire d’Anvers, dans l’émission « De zevende dag » de la VRT. « Si des anticorps sont présents, nous ne pouvons pas commencer de traitement. Cela aurait des conséquences néfastes, avec de lourdes réactions allergiques. Il n’est donc pas encore certain que Pia puisse recevoir le médicament. »

    Le plus cher du monde

    Pour rappel, Pia est née il y a neuf mois avec une amyotrophie spinale, une maladie génétique rare qui perturbe le fonctionnement de ses muscles et les rend toujours plus faibles. Et seul le médicament le plus cher au monde peut l’aider à venir à bout de cette maladie.

    Celui-ci n’est disponible qu’aux États-Unis et est surtout impayable pour la famille. Les proches ont donc lancé une action par SMS pour que les citoyens touchés par cette histoire puissent leur venir en aide. Car le Zolgensma, de la société pharmaceutique suisse Novartis, coûte 1,9 million d’euros, pour une injection unique. « Si un Belge sur dix envoie un SMS, notre fille sera sauvée », racontait Ellen ce matin.

  • Avis défavorable pour le projet de mosquée à Jette (vidéo)

    Le projet de centre culturel.
    Le projet de centre culturel. - D.R.

    Ce lundi matin a eu lieu la commission de concertation concernant la demande de permis d’urbanisme du centre culturel et cultuel de l’ASBL Averroes à Jette. Ce projet prévoit d’installer une mosquée, un centre culturel, des salles de classe, une salle de sport, une salle polyvalente ainsi que des logements sur un terrain situé Petite rue Esseghem.

    Avant de donner la parole aux demandeurs du permis d’urbanisme et aux riverains, l’échevine de l’Urbanisme Shirley Doyen (MR) a expliqué que la commune avait reçu 152 plaintes et que 42 personnes avaient introduit une demande afin d’être entendu.

    Boubker Macbahi, le président de l’ASBL Averroes a rappelé que pour le moment les fidèles occupent une petite salle de prière à l’arrière d’un bâtiment à côté de la gare de Jette. Et qu’il s’agissait ici d’une demande de nombreuses personnes. « Nous avons organisé beaucoup de réunions afin de répondre aux besoins des jeunes et des moins jeunes », souligne-t-il. L’imam a également rappelé que la vocation de ce centre est d’être ouvert à tous peu importe les convictions religieuses.

    Boubker Macbahi est le président de l’ASBL Averroes à Jette.

    L’architecte a expliqué ensuite que le quartier comptait de nombreux gabarits d’immeuble différents avec des maisons mais également les tours de logements sociaux.

    La parole a ensuite été donnée aux riverains. La plupart ont mentionné des problèmes de mobilité dans le quartier. « Il est déjà très difficile de trouver une place de stationnement. Où va-t-on mettre les voitures des gens qui vont venir à la mosquée ? », se sont interrogés de nombreux riverains. D’autres ont pointé les problèmes d’imperméabilisation du terrain. Ils s’inquiètent donc pour l’évacuation des eaux de pluie. « Nous avons déjà des problèmes inondation dans le quartier », ont souligné plusieurs habitants. Certains se sont inquiétés du gabarit de l’immeuble à construire le jugeant trop imposant.

    Une riveraine évacuée

    Les débats se sont passés sans trop de problèmes jusqu’à l’intervention d’une riveraine habitant un autre quartier. Elle s’était déjà illustrée au courant du mois d’août pour s’être enchaînée à un arbre qu’elle avait baptisé Gaston.

    La police a dû intervenir pour la faire sortir de la pièce. Elle est revenue quelques minutes plus tard pour terminer son intervention qui n’avait pas de lien avec le projet discuté en commission ce jour-là. Alors que les débats s’éloignaient des remarques urbanistiques, l’échevine Shirley Doyen a clôturé la séance.

    Délibération

    « Je m’attendais à ce genre de réactions. Certaines sont légitimes. Les riverains ne nous connaissaient pas donc ils s’inquiètent. Mais le projet a tout à fait sa place », précisait Boubker Macbahi à la sortie de la commission. « Si l’avis est défavorable, nous allons en discuter. Nous souhaitons trouver un compromis », précise-t-il.

    Après délibération, l’échevine de l’Urbanisme Shirley Doyen a indiqué que l’avis de la commission de concertation est défavorable à l’unanimité.

    « Plusieurs problèmes d’un point de vue urbanistiques ont été pointés comme l’imperméabilisation totale de la parcelle ou encore les servitudes qui débouchent sur le terrain privé de Lojega sans avoir un accord avec eux », souligne Shirley Doyen. « La commune ne s’oppose pas au projet de mosquée mais ici le projet de centre culturel et cultuel est beaucoup trop grand pour la parcelle concernée », précise-t-elle. L’avis sera notifié à l’ASBL Averroes qui aura ensuite la possibilité de revoir le projet sur base des remarques formulées et de présenter ainsi un autre projet.

  • Assises Gadenne: «Il a ricané, ça m’a fait péter un câble!»

    Assises Gadenne: «Il a ricané, ça m’a fait péter un câble!»

    Une tête d’ange, le regard perdu dans le vide, Nathan Duponcheel n’a clairement pas la tête de l’emploi et pourtant… Ce gamin, âgé d’à peine 18 ans au moment des faits va devoir désormais revenir sur ces faits atroces dont il est en aveux.

    Le procès a débuté sur le coup de 9h avec la lecture de l’acte d’accusation. Lors de son entrée, il a dû affronter les regards de la famille d’Alfred Gadenne, sa femme, ses sœurs et d’autres membres. Soudée, la famille se tient au premier rang, comme pour affronter l’assassin du mayeur de Mouscron.

    Un moment insoutenable pour l’épouse de la victime

    Dans les 31 pages, lues par Ingrid Godart, avocate générale, tout est détaillé précisément. Un moment difficile, insoutenable pour Agnès Nuttens, l’épouse du bourgmestre qui, malgré les passages horribles où l’on décrit dans le détail la scène de l’égorgement, reste impassible. Ses lèvres tremblent mais elle ne fléchit pas, ne quittant pas l’acte d’accusation des yeux, sauf pour jeter de temps à autre un regard vers celui qui lui a enlevé sa moitié, son unique amour.

    Une fois le décor planté, l’heure est désormais venue pour Nathan Duponcheel de s’expliquer.

    Avant l’entame de l’interrogatoire, la parole a été donnée à Me Rivière, avocat de Nathan. Ce dernier s’est adressé au jury en signalant que cet acte d’accusation n’est « pas la Bible. Même si cet acte est d’une objectivité parfaite. Mais il faudra écouter, comprendre tout ce qui tourne autour de ce drame atroce. »

    Soudain, une chanson s’est mise à rententir dans la salle d’audience. Une chanson du rappeur « La Fouine » que Nathan a écouté peu de temps avant le meurtre. « Une chanson qui vous donnait des idées noires et pourtant, c’est plutôt une chanson positive », a souligné le président Jonckheere.

    L’accusé à prémédité son geste

    Avant de répondre, Nathan a déclaré qu’il avait prémédité son geste. « Je m’en doutais ! », a déclaré le président qui a ensuite rappelé deux dates clefs dans ce proces. « Il y a le 11 septembre 2017 le jour où il a commis son geste et le 14 février 2015 le jour où votre papa s’est donné la mort. Vous avez passé deux ans et demi à ruminer. »

    Lors de son arrestation, et lors de l’audition de Nathan Duponcheel et de sa maman, un fait semble marquer le président Jonckheere. « Vous avez tous les deux mis un lien entre les faits qui se sont produits au cimetière de Luingne et le licenciement, et donc le décès, de votre papa. Ce lien, vous l’êtes-vous fait tout seul ? »

    « Mon père parlait souvent de ses problèmes »

    Debout, Nathan Duponcheel assure : « On ne m’a pas soufflé quoi que ce soit. Mon père parlait souvent de ses problèmes à la maison. Il en souffrait terriblement. Pour moi, c’était le bourgmestre qui avait le pouvoir de tout faire rentrer dans l’ordre. Ce n’était pas le chef de mon père qui avait le pouvoir de le licencier. »

    Voulant s’assurer que Nathan s’était construit seul cette version, lui a reposé la question. « Personne ne vous a monté la tête ? Pas même un membre de votre famille ? ». « Non je me suis faite cette idée tout seul ».

    -« Vous avez pourtant esquissé un geste de regrets après votre geste ? ».

    - « Quand il ne m’a pas reconnu, il a eu ce ricanement qui m’a fait péter un câble. J’ai donné des coups. Quand j’ai vu le sang partout, j’ai voulu stopper l’hémorragie. Mais il était trop tard, je ne pouvais plus rien faire », détaille-t-il en pleurs.

    Le président lui propose d’adresser quelques mots à la famille. « Je regrette, je m’excuse. Il était trop tard. Tous les jours depuis les faits je regrette. Je voudrais changer les choses mais il est trop tard », a-t-il déclaré en jetant un regard en direction de l’épouse du mayeur.

    Rendre justice à son père

    Et pourtant, ce dernier, peu de temps avant les faits, avait fait des recherches sur le net. Des recherches qui démontrent pourtant qu’il avait prévu de passer à l’acte...

    Nathan est alors revenu sur ses divers échecs (professionnel, amoureux,...) : « Rien n’allait, il n’y avait aucune justice. La meilleure chose que j’avais à faire, c’était de rendre justice à mon père. »

  • Thomas Cook met fin à ses activités avec effet immédiat

    Thomas Cook met fin à ses activités avec effet immédiat
    Isopix

    Les discussions tardives de Thomas Cook avec ses créanciers et son actionnaire chinois Fosun n’ont pas abouti au sauvetage du tour-opérateur indépendant le plus vieux du monde. Toutes les réservations de vols ou de vacances ont été annulées, a annoncé sur Twitter l’autorité britannique pour l’aviation civile.

    « Malgré des efforts considérables, les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat », explique un communiqué de Thomas Cook.

    Une Hutoise en Turquie avec Thomas Cook: «On n’a aucune info!»

    Yves hésite à faire ses valises pour la Crète.

    Le patron de Thomas Cook a déclaré que la faillite du groupe causait « un profond regret » et a présenté ses excuses aux « millions de clients et milliers d’employés » de la société, rapporte PA.

    Cette faillite présente en effet un risque de perte d’emploi pour 22.000 employés du groupe, dont 9.000 au Royaume-Uni.

    Les autorités britanniques devront en outre immédiatement organiser le rapatriement de 150.000 touristes britanniques. Mais au total, ce sont 600.000 touristes devront être rapatriés, dont près de 10.000 Belges, soit l’opération la plus importante pour des civils depuis la deuxième guerre mondiale.

    Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et de la frilosité de touristes inquiets du Brexit notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

    Son destin s’est joué en quelques jours : des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé.

    Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, mais en vain.

    Les syndicats rencontrent la direction lundi à 9h

    Un conseil d’entreprise est prévu aujourd’hui/lundi au siège social (Gand) de Thomas Cook Belgium à 9 heures. Le voyagiste emploie 600 personnes en Belgique et compte 86 agences de voyages.

    «Nous espérons obtenir des réponses», a déclaré Katrien Degryse du SETCa. «L’annonce de cette faillite n’est pas surprenante, mais cela reste un choc pour le personnel.»

    Thomas Cook a procédé à de nombreuses restructurations en Belgique ces dernières années, indique encore la syndicaliste. «Ils ont recours au «saucissonnage» depuis plus de dix ans, une restructuration après l’autre...»

    Wouter Beke recevra la direction de Thomas Cook Belgique

    Le ministre de l’Emploi et de l’Economie, Wouter Beke, recevra lundi la direction de Thomas Cook Belgique, à la suite de l’annonce du dépôt de bilan du tour-opérateur.

    Le CEO et le directeur financier seront présents à la réunion qui se déroulera en principe sur l’heure de midi.

    Le Fonds de garantie voyages se dit prêt en cas de faillite en Belgique

    Le Fonds de garantie voyages, qui intervient en Belgique en cas d’annulation ou d’interruption du voyage à la suite de l’insolvabilité d’un organisateur de voyages, dispose de suffisamment de moyens pour garantir le remboursement des voyageurs si le voyagiste Thomas Cook était également déclaré en faillite en Belgique, rassure lundi matin son directeur général, Mark De Vriendt.

    Ce Fonds de garantie, auquel est affilié Thomas Cook, ne prendra le relais qui si l’entreprise dépose le bilan en Belgique, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Le tour-opérateur indique qu’il continue ses activités comme prévu mais n’accepte néamoins pas de nouvelles réservations.

    Un groupe d’action a été instauré au sein du Fonds et ce dernier dispose de suffisamment de moyens pour rembourser les voyageurs. Des contacts ont déjà été pris au cas où il faudrait rapatrier des vacanciers belges.

    «C’est un drame pour le secteur et pour l’industrie du voyage en Belgique. C’est du jamais vu», ajoute Mark De Vriendt.

    Le personnel de Thomas Cook Belgique partagé entre inquiétude et espoir

    Au siège du tour-opérateur Thomas Cook Belgique, à Zwijnaarde, près de Gand, on se dit lundi partagé entre inquiétude et espoir d’une solution rapide. Un prochain conseil d’entreprise est attendu à 15h00.

    «Il règne ici une atmosphère étrange. Il y a de l’inquiétude, de la consternation, mais aussi de l’espoir. Lors d’un premier conseil d’entreprise, la direction a indiqué que plusieurs pistes se trouvaient sur la table et qu’elle cherchait une solution. Nous espérons qu’il y en aura une qui pourra éventuellement être présentée lors d’un deuxième, ou qu’il y aura davantage d’informations», indique Els De Coster, du syndicat libéral.

    Un nouveau conseil d’entreprise est attendu à 15h00. Une session d’information est ensuite prévue pour le personnel présent.

    «Nous espérons avoir des réponses. On ne peut pas rester dans l’attente. Il faut des scénarios clairs», poursuit Patrick Van Holderbeke de l’ACV, pendant flamand de la CSC.

    «Thomas Cook Belgique est rentable. Il n’y a pas de problème. Il y a encore des branches au sein du groupe international qui fonctionnent, il y a également des plateformes de réservation qui n’ont jamais posé problème. Nous examinons donc les possibilités de faire travailler ces sections ensemble», ajoute Els De Coster.

    Les syndicats ne sont cependant pas aveugles au sujet des possibles conséquences en Belgique de la faillite de Thomas Cook au Royaume-Uni. «Dans un groupe international, tout est imbriqué. Nous savons qu’il y a des liens avec Thomas Cook Grande-Bretagne. Nous voulons aujourd’hui savoir quel est l’impact de la faillite sur la branche belge», conclut la syndicaliste.

    «J’espère qu’un moyen d’avancer sera trouvé mais cela risque d’être difficile. Il existe des liens étroits avec le Royaume-Uni», embraye Katrien Degryse, secrétaire du BBTK (SETCa).

  • Les temps forts du foot régional liégeois en vidéos

    Les temps forts du foot régional liégeois en vidéos
    Cl.D.

    P1: Geer - Sprimont

    2291-p1-e-s-f-c-geer-r-f-c-b-sprimont-22-09-2019

    P1: Rechain - Melen

    2289-p1-r-e-rechain-r-a-melen-m-22-09-19

    P1: Ster - Malmundaria

    2282-p1-f-c-ster-francorchamps-r-f-c-malmundaria-22-09-19

    P1: Dison - Ougrée

    2278-p1-lg-stade-disonais-r-ougree-f-c-22-09-2019

    P1: Wanze - KFC Amel

    2277-p1-r-e-s-wanze-b-o-k-f-c-amel-21-09-2019

    P1 : La Calamine - Minerois

    2273-p1-r-f-c-u-calamine-r-e-minerois-21-09-2019